Le navire de guerre turc TSG Istanbul est entré dans le port de Lattaquié. La Syrie va-t-elle réagir ?
Noyan Tapan

Le navire de guerre turc TSG Istanbul est entré dans le port de Lattaquié. La Syrie va-t-elle réagir ?

14-07-2026 10:20 Politique
Le navire de guerre turc TSG Istanbul est entré dans le port de Lattaquié. La Syrie va-t-elle réagir ?
1in.am  Peu de jours après le sommet de l'OTAN à Ankara, le commandant en chef de la marine turque, l'amiral Erjument Tatloğlu, est entré dans le port syrien de Lattaquié à bord de la frégate TCG Istanbul. Cela a été rapporté par l'agence «Anadolu», citant un communiqué officiel du ministère turc de la Défense.
 
L'agence d'État turque a ajouté que depuis 2011, c'est «la première visite des forces navales turques dans les eaux syriennes». La frégate, qui est la fierté de la marine turque, a été mise en service en 2024. Elle a été conçue et construite dans le cadre du programme de modernisation des forces navales MILGEM. Presque toutes les armements, radars et moyens de guerre électronique du navire de guerre sont «produits» en Turquie.
 
La frégate turque est entrée dans le port de Lattaquié moins d'une semaine après la visite du président français Emmanuel Macron à Damas. Au début de l'année, le gouvernement syrien a confirmé l'accord de concession pour la gestion du port de Lattaquié à une entreprise française. L'entreprise française s'est engagée à investir 230 millions d'euros et à exploiter le port exclusivement pour le transport civil de marchandises pendant trente ans.
 
L'entrée de la frégate turque dans le port de Lattaquié a en fait signalé que l'entreprise française ne peut opérer que sous condition de la présence militaire turque. Lattaquié est une province à majorité alaouite en Syrie, où l'autorité du gouvernement de transition de Damas est faible. L'année dernière, les alaouites de cette province ont été soumis à des violences brutales.
 
L'autre port méditerranéen bien connu de Syrie, Tartous, est une base navale russe. Selon des informations, le gouvernement de transition syrien n'a «pas d'objection de principe» à la présence militaire russe. Le navire de guerre turc est entré dans les eaux syriennes le jour suivant la décision de dissolution de la Knesset israélienne.
 
Des élections parlementaires sont prévues en Israël le 27 octobre, et les mois à venir seront «chauds» à tous égards. Le ministre de la Défense, Katz, a déclaré que «toutes les tentatives de la Turquie d'étendre sa présence militaire en Syrie recevront une réponse appropriée». Comment et quand Israël pourra-t-il réagir au fait de «l'intrusion navale turque» à Lattaquié reste incertain.
 
Il semble évident que cette démarche a été coordonnée avec les États-Unis. Dans le cadre du sommet de l'OTAN, le président américain Donald Trump a rencontré le leader de la transition syrienne, Ahmad al-Sharaa. Israël a une présence militaire dans le sud de la Syrie et sur le plateau du Golan. Le pays arabe, où la question de l'«autonomie» kurde est également aiguë, pourra-t-il surmonter la présence militaire de plusieurs pays en même temps ? Est-ce que tout cela est fait pour que la Syrie soit fragmentée ?


* Ce texte a été automatiquement traduit par l'Intelligence Artificielle (IA).

Noyan Tapan   |   Politique

 

 

Lire 44